Âmes innocentes

(Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression)

Beaucoup de choses ont changé ces dernières années et, avec elles, notre perception du monde. La pandémie de Covid-19, la guerre en Europe de l’Est et d’autres situations extrêmement graves, souvent causées par la cupidité et l’injustice, continuent de se produire dans le monde. 

Au-delà de l’horreur des images médiatiques quotidiennes, nous accordons peu d’attention à ceux qui sont sans doute les plus vulnérables de tous : les enfants.

Selon les données des Nations Unies et d’autres agences internationales, quelque 250 millions d’enfants survivent dans des pays situés dans des zones touchées par des conflits armés ou sous la menace d’attaques violentes aveugles. Abus d’enfants, violences sexuelles, exploitation du travail, enlèvements, trafic d’êtres humains, attaques aveugles contre des écoles et des hôpitaux, et même recrutement forcé comme soldats dans des conflits armés dont ils ne sont responsables que des victimes les plus innocentes. 

Pensez-y, en ce moment même, avec la guerre en Ukraine, quelque 7,5 millions d’enfants souffrent de la dévastation causée par la folie et la barbarie d’un criminel de guerre. Des centaines d’enfants sont morts, des milliers ont été blessés et porteront un profond traumatisme émotionnel, très probablement pour le reste de leur vie. Sans parler de la situation dans les orphelinats, les internats et autres institutions où vivent près de 100 000 enfants, dont plus de 50 % souffrent d’une forme de handicap physique ou intellectuel. 

Pour mettre fin à ces atrocités, le programme de développement durable à l’horizon 2030 comporte un programme d’action spécifique visant à améliorer la vie et l’avenir des enfants dans le monde, en mettant particulièrement l’accent sur la fin de la violence, de l’exploitation et des abus dont ils sont victimes au quotidien. 

D’où l’importance de faire respecter le droit humanitaire international, de protéger la dignité et les droits de l’homme de chaque personne et, surtout, de créer des instruments permettant de garantir que les responsables de toutes les atrocités soient traduits devant la justice internationale. La raison en est simple : face à la cruauté absolue, les États ont l’obligation commune de protéger les enfants victimes de l’absurdité la plus totale, sans débat ni exception d’aucune sorte. 

Nous devons élever la voix et exiger de toutes nos forces qu’avant tout, le droit de chaque fille et de chaque garçon à vivre dans un environnement de protection, de paix, exempt de toute forme de harcèlement, de tout type de violence et loin de toute forme de guerre, doit prévaloir. 

Parce que la déraison des adultes ne pourra jamais effacer le sourire de ceux qui ne nourrissent ni cupidité ni méchanceté dans leur cœur. 

Que personne ne leur enlève leur douceur, leur sourire joyeux, leur regard innocent et la pureté de leur cœur. 

Laissez-les simplement être ce qu’ils sont : filles et garçons. 

Âmes innocentes.